Les 10 échecs français au box-office 2022 (pour l'instant) – EcranLarge

Kung-Fu Zohra, Inexorable, En même temps, Vortex, Ogre : retour sur 10 gros flops francophones au box-office mi-2022.
Malgré ses quelques exceptions et joyeuses réussites, l’année cinéma 2022 est tout de même assez chaotique en matière de box-office. Restes de la pandémie de Covid-19, changement des habitudes du consommateur, prix des places… les raisons de cette désertion des salles obscures sont multiples et c’est bon nombre d’artisans et d’exploitants de films qui en saignent du nez aujourd’hui.
 

 
Si le cinéma américain ne fait pas figure d’exception en ce qui concerne les plus gros bides de ce début d’année 2022 (Moonfall, The Northman…), ces derniers mois n’ont pas non plus été particulièrement tendres avec les créations francophones hors comédies grand public. Petit tour d’horizon de ces films français (mais pas que) qui se sont cassé la figure durant cette première partie de 2022.
PS : Cette liste n’est évidemment pas exhaustive et on a même dû retrancher quelques gros flops de 2022 aux pertes colossales (En attendant BojanglesNotre-Dame brûle) qui ont fait des scores plutôt convenables, mais qui ont dû assumer un budget plus conséquent que les films qui vont suivre.
 
Notre-Dame brûle : photoLe box-office brûle
 
Budget : 1,5 million (budget prévisionnel)
Box-office : 104 000 entrées
  
Adieu Paris : photo, Benoît PoelvoordeUn ptit coup pour oublier
 
Avec son casting quinze étoiles (Benoît Poelvoorde, Pierre Arditi, François Damiens, Gérard Depardieu, Léa Drucker, Isabelle Nanty), Adieu Paris avait de quoi attirer quelques curieux dans les salles obscures. Hélas, il faut croire que ça n’a pas été suffisant pour le cinquième long-métrage réalisé par Edouard Baer, Adieu Paris n’ayant vendu qu’à peine plus de 104 000 tickets de cinéma.
La faute au verbe ampoulé d’Edouard Baer ou à la distribution minimaliste du film (74 salles de cinéma la semaine de sa sortie) ? Un peu des deux sans doute, reste que le score du film est assez décevant avec environ 750 000 euros de recettes, soit la moitié de son budget prévisionnel. Notons que malgré tout, il s’agit du plus grand nombre d’entrées réalisé par un film mis en scène par Edouard Baer, ses oeuvres restant assez peu distribuées en dehors de la cité parisienne.
Notre critique d’Adieu Paris qui se déguste sans faim.
Budget : 4,3 millions
Box-office : 33 000 entrées
 
Photo Rabah Naït OufellaRêver le succès, mais pas plus
 
Pour son huitième long-métrage, le réalisateur Laurent Cantet s’inspire du fait divers autour de Mehdi Meklat pour un drame qui, comme à son habitude, oscille entre réalité et fiction. Malgré la popularité du cinéaste dans le cercle cinéphile, le potentiel grand public d’Arthur Rambo était donc limité dès l’origine du projet. Malgré tout, avec à peine plus de 33 000 entrées, Arthur Rambo n’a finalement récolté qu’environ 140 000 euros sur ses 4,3 millions de budget.
Il s’agit du pire score de Laurent Cantet en salle depuis le début de sa carrière sur grand écran en 2000. À noter que le film n’a pas pu profiter du rayonnement d’une Palme d’or comme son Entre les murs, en 2008, qui avait dépassé les 1,6 million d’entrées sur nos terres hexagonales. Le précédent long-métrage du bonhomme, L’Atelier, sans avoir tout cassé au box-office, avait tout de même bénéficié de la présence de Marina Foïs dans le rôle principal pour vendre 100 000 tickets de plus qu’Arthur Rambo.
L’échec du film rappelle également que le public en France d’un certain cinéma social, à savoir principalement les personnes âgées, a encore du mal à retrouver le chemin des salles de cinéma
Budget : 4,3 millions
Box-office : 93 000 entrées
 
Zaï Zaï Zaï Zaï : photo, Jean-Paul Rouve“Ouais en fait j’accepte Les Tuches 6, 7, 8 la série et le spin-off”

 
Après deux films avec Michaël Youn (La Beuze et Les 11 Commandements), François Desagnat a plus ou moins alterné les succès et les échecs au box-office. Son nouveau long-métrage, Zaï Zaï Zaï Zaï, fait malheureusement partie des bides avec même pas 100 000 spectateurs cumulés sur l’ensemble de son exploitation. L’adaptation de la bande dessinée de Fabcaro a été timidement distribuée dans 185 salles de cinéma la semaine de sa sortie, étouffant sans doute son potentiel succès.
Parce qu’on aurait pu en attendre un peu plus d’une comédie française avec Jean-Paul Rouve dans le rôle principal, et ce malgré l’humour absurde et potentiellement plus exigeant que la norme de Fabcaro. Même le tout récent Le Discours, réalisé par Laurent Tirard, également adapté d’une BD de l’auteur, avait fait mieux en ayant réuni plus de 338 000 curieux lors de sa sortie en 2020. Hélas, l’audace des comédies françaises qui se refusent au téléfilm raciste ou à la mollesse d’un produit sans artisanat n’est pas tout le temps récompensée… loin de là.
Notre critique de la comédie qui ne tourna pas très rond Zaï Zaï Zaï Zaï.
Budget : 6,2 millions (budget prévisionnel)
Box-office : 43 000 entrées
 
Kung-Fu Zohra : photo, Sabrina OuazaniQuand tu affrontes le box-office français
 
Il semblerait que Ramzy Bedia ne porte pas vraiment chance aux films sortis en 2022 puisqu’en plus d’apparaître dans Zaï Zaï Zaï Zaï, le bonhomme a également été à l’affiche de Kung-Fu Zohra. Autre comédie intermédiaire exploitée dans 225 salles de cinéma la semaine de sa sortie, le nouveau long-métrage réalisé par Mabrouk el Mechri est, à l’instar du film mis en scène par François Desagnat, le parfait exemple d’une comédie française qui sort des sentiers battus.
Comédie d’action où l’humour est doublé d’un véritable savoir-faire en matière d’arts martiaux, Kung-Fu Zohra est un film audacieux qui s’amuse à mélanger les genres avec un vrai sens de l’artisanat… mais qui pourtant a tout juste dépassé les 40 000 entrées en France. Notons que l’intérêt du grand public a peut-être été absorbé par le mastodonte The Batman, tout fraîchement sorti une semaine avant Kung-Fu Zohra.
Trop riche ? Trop fou ? Ou trop bête au premier abord ? La générosité du long-métrage réalisé par Mabrouk el Mechri n’a peut-être pas suffisamment été mise en avant lors de sa promotion, éloignant ainsi les amoureux du cinéma d’action qui ont fui devant ce qui semblait être une énième comédie française un peu neuneu.
Notre critique de cette sainte mandale qu’est pourtant Kung-Fu Zohra.
Budget : 2,3 millions
Box-office : 78 000 entrées
 
Le Monde d'hier : photo, Denis Podalydès, Léa Drucker, Jeanne Rosa“Bah c’était mieux avant”

 
Fiction politique avec une Léa Drucker en présidente de la République française qui lutte contre l’extrême droite, Le Monde d’hier résonnait bien avec le monde d’aujourd’hui en sortant quelques semaines avant nos élections présidentielles. Hélas, avec une exploitation à moins de 200 salles de cinéma et la concurrence du nouveau film réalisé par Cédric Klapisch, En corps, beau succès sorti la même semaine et visant potentiellement le même public cinéphile, Le Monde d’hier ne s’est pas imposé au box-office.
Avec ses 78 000 entrées, le film réalisé par Diastème a difficilement dépassé les 400 000 euros de recettes, tapant pas loin des 2 millions d’euros d’écart avec son budget de production. Malgré tout, Le Monde d’hier reste le meilleur score du cinéaste en France, juste devant juillet-août et ses 70 000 entrées en 2016.
Il faut dire qu’on est loin de gros films grands publics, la distribution des oeuvres de Diastème n’ayant jamais dépassé les 200 salles de cinéma en France. Léa Drucker s’en sortira un peu mieux quelques semaines après la sortie du Monde d’hier dans le dernier film réalisé par Quentin Dupieux, Incroyable mais vrai, qui a dépassé les 300 000 tickets vendus, soit le plus gros succès en France de la carrière du cinéaste.
Budget : autour de 3 millions
Box-office : 25 000 entrées
 


 
Il y a des choses qui font pleurer dans la vie, et voir Qu’est-ce qu’on a tous fait au Bon Dieu ? dépasser les 2,4 millions d’entrées alors qu’Inexorable, sorti la même semaine, ne dépasse pas les 30 000 en fait partie. Exploité dans moins de 100 salles de cinéma en France, et ce malgré la présence de Benoît Poelvoorde au casting, le dernier long-métrage réalisé par Fabrice Du Welz est un désastre absolu.
Si la faible distribution hexagonale du film a sans aucun doute copieusement étouffé son potentiel succès, difficile d’en vouloir à The Jokers Films, son distributeur français, vu les bides réguliers que se tape (le pourtant passionnant) Fabrice Du Welz dans nos contrées. Pour dire, Inexorable fait presque partie de la moyenne, devant Alléluia et Adoration (qui n’ont pas dépassé les 10 000 entrées) et derrière Colt 45 et Message from the King (qui sont à plus de 60 000 entrées chacun).
Notre critique de l’Inexorable brise-nerf Benoît Poelvoorde.
Budget : 2,9 millions
Box-office : 125 000 entrées
 
En même temps : photo, Jonathan Cohen, Vincent MacaigneOn se réconforte comme on peut
 
Autre comédie française qui sort des sentiers battus, autre film qui résonne avec l’actualité politique de l’année… et autre échec cuisantEn même temps, réalisé par Gustave Kervern et Benoît Delépine, a tout juste dépassé les 125 000 entrées, soit à peine plus de 670 000 euros de recettes. La présence de Jonathan Cohen au casting n’est pas parvenue à gonfler ce score décevant, malgré sa popularité qui a encore récemment pris de l’ampleur avec le succès de La Flamme, puis du Flambeau.
Un échec qui peut partiellement s’expliquer par la distribution du film à hauteur de 412 salles de cinéma la semaine de sa sortie. Une moyenne basse pour une comédie française à potentiel grand public, mais une moyenne plutôt haute pour le duo de cinéastes qui dans les années 2010/2020 n’ont signé que des films qui sont sortis dans les 200 ou 300 salles.
Seuls Near death experience et Effacer l’historique, font figure d’exceptions, le premier ayant tapé en dessous des 100 et le second au-dessus des 600 salles. En attendant, En même temps est le seul film de la période réalisé par Gustave Kervern et Benoît Delépine, avec Near death experience, à avoir réuni moins de 400 000 spectateurs lors de son exploitation…  
Budget : plus de 3 millions
Box-office : 30 000 entrées
 
Vortex : Photo Dario Argento, Françoise Lebrun“Ça va aller, ça va aller, il y en a qui ont fait pire…”
 
La rockstar du cinéma français, Gaspar Noé, a fait son retour sur grand écran avec Vortex, un trip plus intime et minimaliste qu’à l’accoutumée. Mais il semblerait que les spectateurs n’aient pas répondu à l’appel à l’expérimentation du cinéaste puisque même s’il n’est pas coutumier des énormes succès en France, Gaspar Noé signe ici le pire score de toute sa carrière – derrière même son premier long-métrage, Seul contre tous et son moyen métrage Lux Æterna, qui ont tous les deux vendu environ 35 000 tickets de cinéma.
Distribué sur le territoire national à la même échelle que d’habitude – à savoir, presque pas (entre 30 et 60 salles) – le nouveau long-métrage du réalisateur a attiré environ moitié moins de spectateurs que ses précédents Love et Climax. Et on ne parle même pas du braquage intergalactique qu’avait été Irréversible en 2002, qui avait été distribué dans presque 300 salles de cinéma et avait vendu quasiment 600 000 tickets.
Peut-être que les amoureux du cinéaste ont été refroidis par le tournant plus ouvertement amer et triste de son cinéma. Notons qu’aux États-Unis, là où Climax avait récolté presque 900 000 dollars de recettes, et Irréversible 700 000 (sans prendre en compte l’inflation), Vortex n’a récolté que 145 000 dollars, soit son plus deuxième plus mauvais score sur le territoire. Un bide international, donc.
Notre critique du voyage au bord de la mort de Vortex.
Budget : 4,7 millions (budget prévisionnel)
Box-office : 49 000 entrées
 
Photo Joey Starr“Alors ça, ce sont les pertes du film M. Starr, me tapez pas svp…”
 
Lorsque l’humoriste du Jamel Comedy Club, AZ, co-réalise son premier long-métrage avec Laurent Junca, qui plus est avec au casting Joey Starr et Alban Ivanov, on aurait pu s’attendre à un petit succès comique sans prétention… eh bien nonLes Gagnants n’a même pas attiré 50 000 spectateurs dans les salles obscures, malgré ses 258 écrans dédiés au long-métrage.
La faute à un Joey Starr qui n’ameute plus les foules comme avant ? À une concurrence trop rude des  Animaux fantastiques 3 qui a sans doute cannibalisé les programmes des sorties entre amis ou en famille ? Difficile à dire. Reste que même le précédent long-métrage avec Joey Starr, le très joli, mais potentiellement plus auteurisant et exigeant Cette musique ne joue pour personne, a fait plus d’entrées que Les Gagnants. Avec environ 90 000 tickets de cinéma vendu. Heureusement, les comédies inégales sont parfois surpassées par de petits films d’auteur.
Budget : 2,8 millions (budget prévisionnel)
Box-office : environ 20 000 entrées
 
Photo Ana GirardotUn ogre qui manque d’appétit
 
Après un passage pas bien glorieux par le festival de Deauville et par celui de Gerardmer, Ogre, le premier long-métrage réalisé par Arnaud Malherbe, est sorti sur les grands écrans français accompagnés d’une nuée de critiques négatives. Un bouche-à-oreille désastreux qui n’a certainement pas servi le score du film dans les salles obscures, puisqu’Ogre n’a attiré qu’à peine plus de 20 000 curieux en un mois d’exploitation.
Au-delà de ces quatre premières semaines de diffusion ? Les informations manquent pour établir une trajectoire précise du film en salle. Un score d’autant plus décevant qu’Ogre a été accompagné par les institutions françaises pour faire vivre un peu le cinéma de genre sur le territoire hexagonal, comme en témoignent son aide à la création et son avance sur recette de 500 000 euros distribuées par le CNC.
Et c’est sans compter les 132 copies du film qui ont été diffusées dans toute la France la première semaine de sa sortie. Un alliage de salles qui n’est pas des plus conséquents, mais qui reste le haut du panier en matière de cinéma de genre français puisque qu’à peu près équivalent à celui de La Nuée (146 salles), bien au-dessus de Teddy (76 salles) et même supérieur au bien connu Grave, réalisé par Julia Ducournau (79 salles lors de sa sortie).
Notre critique donjons et chardons d’Ogre
Aucune inquiétude pour les boîtes de prod de films français.
150 sociétés de production de films en France.
Industrie soutenue à environ 1 milliards par an par les impôts directs (places de cinéma) ou indirects (taxes sur les distributeurs) par le cnc.
La société de par son organisation et ses choix soutien une industrie afin d'assurer une dynamique économique, des emplois et donc un retour sur investissement avec de nouveaux impôts, charges, assurances sociales ainsi que consommation.
Ce système est intrinsèquement bon d un point de vue societal mais comporte aussi de nombreux effets pervers comme une baisse de concurrence endogène au secteur, un népotisme corporatiste et financier ou l incompréhension d'autres secteurs non soutenus par exemple.
Le cnc publie des chiffres chaque année qui peuvent répondre à vos questions mais une enquête journalistique digne de ce nom est nécessaire pour vulgariser tout ceci.
C'est là où le bât blesse, J'ai du mal à croire que ces film ‘fond de tiroir’ (1.5 million 60 ecrans 50 mille entrées), puisse intéresser les pays étrangers, la SVOD, etc… Au point de couvrir leurs frais de production.

Mais que les producteurs n'aient qu'à investir 35 % +- Du budget total, oui j'ai déjà entendu ça.

Si un professionnel à les chiffres d'amortissement de ces fameux films et lit ces lignes, cela égayerait mon weekend 😉 (Sans donner le titre du film où la boîte de prod, je comprends l'aspect confidentiel)
@sam Smith
Parce que c'est une industrie de production de contenus.
Des produits vendus en France, dans d autres pays, en SVOD etc…
Grâce à ce système les producteurs n'ont plus que 35% du film à financer.
@fox

Oui, mais vous prenez en exemple uniquement les méga-productions françaises qui sont des cas d’école à part entière. Qui elles, sont vraiment pensé sur une exploitation à long terme (“le champs du loup” en tête d’affiche sur netflix durant plusieurs semaines, “la belle et la bête” multi diffusé au moment des fêtes… et pas seulement mais je vais quand même pas faire la liste des plans d’exploitation)

L'acquisition des droits d’exploitation et de diffusion des 3 mousquetaires est sans doute déjà bouclée, le film est peut être même déjà rentré dans ces frais si le montage financier a bien été opéré.

Les multiples producteurs ont déjà réparti l'amortissement des coûts de production…Bref, personne ne se pose la question, que ce soit ici dans les commentaires ou en général, sur qui finance ces films… Même pas vous sachant que vous répondez à la question dans votre commentaire.

Mais moi je me demande qui finance ces 3 films que j’appelle “fond de tiroir” Qui sortent chaque semaine sur une moyenne de 70 écrans et qui font entre 30 et 70000 entrées ??

De temps en temps, quand l’information est disponible je vais voir combien ces films coûtent et en général on est quand même au-delà du million (voir bcp plus)

Donc oui, qui finance ces films, car de toute évidence c'est pas avec l'exploitation au cinéma que ces films vont être rentabiliser ?

Et je ne demande pas à ce que le CNC ne finance que des méga production, Mais au lieu de faire 3 films dramatique à 3 millions (qui bide), pourquoi pas un film de genre à 9 millions ? (Et pas un méga blockbuster à 30 million)
Non, mais je veux bien qu'on parle de l'opacité des décisions d'attribution des aides par le CNC. En même temps, ça va être vite vu : personne sur ce forum ne sait comment c'est décidé. C'est un problème, on est d'accord (ou en tout cas, ça soulève de grosses interrogations).

Mais il y a une question qui n'est jamais posée depuis le début, c'est QUI DECIDE DE FINANCER CES FILMS ? Le CNC participe via des aides, mais ils ne sont pas les producteurs des films. Donc je complète : QUELLES SOCIETES DE PRODUCTION décident de financer tel ou tel projet ?
Il est là le coeur du problème. Admettons que le CNC vous apporte une enveloppe de 2, 3, 4 ou 5M€ pour votre super projet de gros film SF ou d'époque : qui finance les 30 ou 40M€ restants ? Qui a les reins assez solides pour pouvoir le faire en France ? Et si tant est qu'elle les ait, quelle société de production accepterait de prendre un risque considérable en mettant tous ses oeufs dans le même panier ?
Quand Pathé co-produit (et j'ai bien dit CO-produit) Le Chant du Loup, c'est un budget de près de 20M€. Et souvenez-vous de la promo de l'époque : c'était pour eux un gros pari, un risque. Idem pour Les Trois Mousquetaires (que j'ai déjà évoqué plus bas) : sans co-prod' (avec des européens en plus, dont la plus grosse société de production allemande), pas de films (72M€ pour 2 films !).
Subventionner de gros films (CNC) pour les produire par la suite par de grosses sociétés françaises (qui ne sont quand même pas légion ; en tout cas rien de comparable avec les "monstres" américains) ? Ok, bonne idée, mais on est vraiment sûr du retour sur investissement ?
Vous voulez qu'on parle Christophe Gans tiens ? La Belle et la Bête ? 34 M€ ! C'est un sacré budget pour un film français. 15M€ de recettes en France… Quel succès ! Heureusement que le film s'est bien vendu à l'étranger pour rentrer dans ses frais. Donc comme quoi, les super idées de blockbusters fédérateurs qui cartonneraient à coup sûr…
Beaucoup de boîtes de prod sont de fait hors course pour financer de gros projets ; trop petites. Donc elles financent des petits films : des comédies ou des drames, c'est ce qui coûte le moins cher. Pour les autres, ils saucissonnent leurs dépenses : des films à 5-7 M€, quelques films à 12-15M€, des "folies" à 20M€ (mais c'est déjà un gros risque) ; c'est le meilleur moyen de limiter la casse en cas de bide : diversifier ses investissements.
C'est triste, mais c'est la réalité.
@Sam Smith

"Mais peut-être qu'avec l'argent des trois films “fond de tiroir” sortie toutes les semaines projeter sur 70 écrans, on aurait pu faire un vrai thriller avec un bel étalonnage et des scènes ambitieuse (Avec une belle promo jc decaux, cuI de bus et ciblage video)…

Ça ne marcherait pas ? Mais ça ne marche DEJA pas ! Mais qui décide de subventionner 30 drame français par an si c ‘est pas plus bon sang ! qui ? On pourrait pas faire moins de film mais mieux subventionné histoire qu'il y ait pas que un technicien lumière mutifonction sur le plateau ? "

Voilà ! C'est ce que j'écrivais d'une autre manière plus bas.

"Qui décide de subventionner 30 drames français par an si ce n'est pas plus ?"

QUI en effet, j'aimerai savoir moi aussi ?

Est-ce un individu tout seul, un groupe d'individu, comment sont-ils choisis, sont-ils nommés à vie comme pour les juges aux USA, font-ils parti du club des fans indécrottable des drames à la française qui ne sont jamais rassasié ? Leur chef est-il tyrannique au point d’être le seul à imposer ses choix … N'ont-ils de comptes à rendre à personne … si c'est le cas c'est un problème, ils ont alors trop de pouvoir et aucune chance de pouvoir se remettre en question.

Si quelqu'un a la réponse ? @laredaction ou @quelqu'un dans le secret du CNC, pouvez vous nous éclaircir à ce sujet … please ! 🙂

Encore une fois je trouve que ces personnes ne font pas leur boulot correctement.
Ce système d'aide est une chance pour notre cinéma, mais je ne comprend pas qu'il n'aide pas suffisamment les projets ambitieux. S'ils le faisaient, Gans aurait pu réaliser une partie de ses projets hyper ambitieux et des jeunes réalisateurs dans son genre pourraient percer plus facilement.

Ce groupe de personnes n'a pas suffisamment d'ambition pour le cinéma français … tel que je le conçois. (mon coté égocentrique s'exprime à fond ce soir, la chaleur surement) !

Non mais … ^^
@fox

Non mais c'était juste pour dire que dans un débat on ne dit jamais “c'est pire ailleurs” On ne justifie pas ses défauts par les défauts des autres. C'est comme justifier une mauvaise note en disant de toute façon personne n'a eu plus de 10, ça va pas convaincre grand monde. Après vous pouvez continuer à utiliser cet argument mais bon c'est comme tendre une perche…

Pour le CNC je ne demande qu'à vous croire, En attendant, les échecs commerciaux pour la carrière des réalisateurs ça a l'air de leur en toucher une sans faire bouger l'autre… Donc au bout de trois films qu’on juge ignoble (subjectivement c’est évident) ignoble, Ben oui mais on ressent en tant que spectateur un agacement, si c'est pas pire.

Sachant que notre seule façon de protester c'est de ne PAS aller voir leur film Et qu’il continue de faire des films après, quels sont mes moyens d'action pour que la roue des réalisateurs et des équipes tourne ?? (Et les exemples de navet français conspué par la presse noté moins de 2/5 Avec moins de 100 000 entrée, franchement ils ne manquent pas)

Ben non je mélange pas la qualité et le succès, “ca marche pas parce que c’est nul” c’est aussi recevable que “c’est pire ailleur” lol, Mais bizarrement, c'est surtout l'interlocuteur en face ce qui sous-entend qu'on a dit ça alors qu'en fait on l'a pas vraiment dit.

Moi je dis QUE il y a tellement de film français nul que même quand il y en a un bon qui sort, ben vas-y pour attirer le public qui en a ras la casquette lol.

A propos du budget ben oui vous avez raison, pour les films de genre de l'argent il en faut.

Mais peut-être qu'avec l'argent des trois films “fond de tiroir” sortie toutes les semaines projeter sur 70 écrans, on aurait pu faire un vrai thriller avec un bel étalonnage et des scènes ambitieuse (Avec une belle promo jc decaux, cuI de bus et ciblage video)…

Ça ne marcherait pas ? Mais ça ne marche DEJA pas ! Mais qui décide de subventionner 30 drame français par an si c ‘est pas plus bon sang ! qui ? On pourrait pas faire moins de film mais mieux subventionné histoire qu'il y ait pas que un technicien lumière mutifonction sur le plateau ?

Pour les comédies que je n'attende rien au niveau technique ben oui c'est dommage, Mais ils n'ont pas besoin d'être réussi techniquement pour marcher, Parler des comédie potache mais mal fagoter c’est détourner le débat je trouve tant c’est un autre sujet.

La mise en scène et le rythme pour justifier le désamour, l’allergie incurable au cinéma français ? Oui c’est sans doute vrai, mais autant que l’aspect technique selon moi, on reconnait un film français dès le plan d’ouverture, avant même que les acteurs n'ont sorti une réplique lol (bon c’est vrai parfois on se fait avoir et on regarde 15 seconde avant de zapper, un peu déçu..) la police d’écriture en Calibri est un autre bonne indice aussi et moi le Calibri, ca ne me mets pas dans l'ambiance d’un film !

Et si, j'avoue, je reconnais que la presse est capable de taper sur les mauvais film français, ces films là par contre… Si même la presse leur reconnaît des défauts, mieux vaut ne pas y aller si vous êtes dépressif…

Pour les Marvel, idem difficile de faire de vrais comparatif temps les échelles sont différentes, Mais si vous voulez en faire un et bien en voici un : tant que les bouillies numérique de Disney rapporteront de l'argent ils continueront à faire de la bouillie. Alors qu'en France même si c'est techniquement mauvais et que ça ne rapporte pas de l'argent et bien on va continuer à faire du techniquement mauvais. Plutôt pas mal comme comparatif non ?

Un peu déçu de ne pas avoir vos coups de cœur 2022 pour l'instant, car honnêtement, j'en aurai regardé au moins 1 je pense ( que voulez-vous, je suis ici parce que j'aime le cinéma après tout)

Par contre je viens de regarder la bande-annonce de “Alice et le maire”… j'ai utilisé la métaphore de l'allergie contre le cinéma français mais là je dois avouer que c'est un peu trop violent comme dose pour la méthode de désensibilisation au produit allergène… le film a fait 700 000 entrée quand même donc bravo tout de même, cela semble selon vos dires mérité en tout cas
@tyler
Donc si j'ai bien compris votre propos, ce qui vous gêne c'est que le CNC subventionnerait plus de films (même s'ils sont de "mauvaise" qualité) juste pour "faire du nombre" et récupérer des taxes dessus ?

Curieusement, ce n'est pas la partie qui m'a le plus interpellé :
"En retour, l'Etat a opéré jusqu'en 2013 des prélèvements importants sur le produit de ces taxes."
Ça donne quand même un peu l'impression que l'Etat a permis une taxation plus importante par le CNC ces dernières années… pour pouvoir se resservir indirectement derrière en piochant dans ses caisses.
Simon en parle aussi dans sa vidéo et ça, personnellement, ça me fait un peu grincer des dents. On est bien d'accord que le CNC n'est pas un ministère ni un service du Ministère de la Culture ; c'est un EPA. De fait, même s'il est sous tutelle du Ministère, ses comptes sont ses comptes. Or me dire que je paie un billet de ciné, qui est taxé pour pouvoir alimenter les caisses de cet établissement public, pour pouvoir ensuite aider au financement de films : pas de problème (sur le principe). Me dire que cette taxe ne sert au final pas totalement à financer des films, mais aussi à combler les caisses de l'Etat, y compris dans d'autres Ministères… Euh, comment dire ? Moyennement d'accord.
@Sam Smith

"Succinctement, l'argument du “c'est pas mieux chez les voisins” c'est généralement pas recevable."

Ah bon ? Et pourquoi ? Ce que j'ai voulu dire, c'est qu'en écoutant les détracteurs du cinéma français, nous sommes les seuls à produire des films de "mauvaise qualité". Le biais, c'est aussi de savoir dans quelle mesure nous avons accès (au cinéma) aux "mauvais" films étrangers. Mis à part les USA qui nous abreuvent en flux continu de leurs productions, combien de films sont "gardés" à l'échelle nationale par nos voisins parce que ce sont des bides et/ou de mauvais films. Pour un "Good Bye Lenin" ou un "La Vie des Autres", combien de films allemands ne nous sont pas montrés. En France, c'est sûr qu'on les voit : à quoi ça servirait de les produire si c'est pour ne pas les diffuser ?

"Surtout dans un pays où on peut se permettre d'avoir trois films français à l'affiche par semaine autofinancé par le CNC […]"

Là, on remet le doigt sur quelque chose qui visiblement pose problème à certains (beaucoup ?) : le financement français. C'est fou à quel point le CNC revient en permanence dans les conversations, mais jamais les boîtes de prod. On a vraiment l'impression qu'il n'y a qu'eux qui subventionnent (et en intégralité) les films français. Ça devient un peu lassant franchement… Ou alors, ce qui se cache derrière, c'est l'idée même de la subvention. Auquel cas, il faut le dire clairement. Si c'est une avance sur recette, comme dit dans la vidéo de Simon, ça doit être remboursé. Si c'est une subvention, c'est une autre histoire. Ça veut juste dire que celui qui vous donne l'argent attend un retour ailleurs (mais c'est fait en conscience et c'est comme ça que sont gérés les budgets). Donc soit on considère que les subventions sont mal utilisées (questionnement autour des choix de projets, à qui), soit on questionne son principe même (et là, ce n'est plus le même débat parce que ça touche toute la Culture).

"Je ne mélange pas qualité et succès, Mais à la longue d'avoir des produits de mauvaise qualité, vous ne consommez plus ces produits. (Le produit étant ici le cinéma français)"

Bah c'est curieux, mais j'ai quand même l'impression que la deuxième phrase contredit la première. Si vous jugez que le produit est mauvais, vous ne le consommez plus ; donc "qualité" et "succès" sont liés. Ils ont été échaudés par des "produits médiocres" passés et préjugent de la qualité à venir (et donc n'y vont pas). La question serait plutôt : qui juge que c'est mauvais et sur quels critères ?

"[…] pour une comédie qu'elle soit américaine ou française je n'exige absolument rien au niveau de la qualité technique, mais vraiment rien du tout."

Et c'est bien dommage (selon moi). La technique, ça regroupe plein de choses, comme le montage et la mise en scène par exemple. Donc si vous avez le niveau zéro de la grammaire cinématographique et que vous montez votre film comme un pied, vous avez de grandes chances d'annihiler totalement votre rythmique et donc tuer vos effets comiques. Quand au cours d'un dialogue enlevé, on choisit de rester sur De Funès même lorsque son interlocuteur parle (au lieu d'un champ/contre-champ basique), c'est un choix de mise en scène délibéré (pour se focaliser sur les mimiques de l'acteur qu'on sait être l'élément comique). Donc ça demande du savoir-faire, même s'il parait "invisible".

"Pour un drame ou un polar, c'est différent d'une comédie vous ne croyez pas ?"

Non, je ne le crois pas et j'ai en partie répondu juste au-dessus. Je vais citer un autre exemple : quand Astier prépare son film Kaamelott, il fait des essais caméras avec son chef op' (Jean-Marie Dreujou) et il choisit de prendre la Arri Alexa 65. Il sait qu'elle va lui coûter cher, que ça va plomber son budget mais il a cœur de "faire de la comédie sérieusement". Au-delà de tout ce qu'on peut penser du film, de son rendu… lui souhaitait que son film soit "beau", fût-il une comédie. Et je souscris bien sûr à cette démarche. C'est pareil pour les comédies du Palmashow (surtout La Folle Histoire de Max et Léon, c'est le plus probant) : comment peut-on comparer ce qu'ils ont fait avec, au hasard, Qu'est-ce qu'on a fait au bon Dieu ? Je ne parle que d'un point de vue technique là. Désolé, mais ça n'a rien à voir : ce sont deux comédies, l'une est faite avec soin, l'autre… s'en fout. Ça fait une différence significative de mon point de vue : on n'est pas obligé de bâcler sous prétexte que c'est une comédie.

"Les trois quarts des films français ont tellement de défauts et ce depuis des années que c'est quasiment impossible de faire changer d'avis, même ponctuellement, ceux qui ont fait une croix sur les productions françaises."

Et pourtant, les gens regardent quantité de films américains, qu'ils jugent souvent moyens voire médiocres (et ça va croissant avec les Netflix et Cie), et ça ne les empêche pas le moins du monde d'y retourner. Je pense qu'en fait, le problème est probablement ailleurs : la mise en scène française ne leur va pas (rythme ?) et les sujets abordés non plus. Là encore, les films sont-ils réellement et objectivement mauvais, ou sont-ils jugés comme tels au travers d'un prisme de préférences ?

"Il n'empêche que les (mauvais) rendus sont là et qu’ils sont peu pointés du doigt en général."

Je pense que vous ne lisez pas assez souvent la presse spécialisée dans ce cas parce que les films français se font souvent sérieusement aligner (sur le fond comme sur la forme).

"Comparer un drame français à un Marvel n'aurait aucun sens."

Les comparer pour ce qu'ils sont n'aurait en effet aucun sens. En revanche, je parlais plus haut de "soin" apporté à la confection du film : quand on voit à quel point les artistes VFX sont obligés de bâcler leur travail sous la pression du temps et des indécisions permanentes des exécutifs (et quand on voit certains rendus vs le budget de ces films), on peut légitimement se poser la question de la "qualité" de ces œuvres super-héroïques.

"Ou sont les films d’époque, les polars adapté de best seller, les film d’horreur, les biopic ambitieux ? c’est juste binaire Drame/Comédie drame/comédie."

Alors ça c'est quelque chose d'intéressant et on en a déjà un peu parlé plus bas dans la discussion. Oui, il y a définitivement des "parents pauvres" en termes de genres dans le cinéma français. On pense à la S-F, au fantastique, à l'horreur et même un peu aussi maintenant aux films d'époque.
Pourquoi ? Deux raisons majeures. 1) Ce sont des genres qui ne marchent pas ou vraiment peu. Même les films historiques aujourd'hui, malheureusement. On peut alors se poser la question "Oui mais vu que les autres films (comédies, drames) ne marchent – généralement – pas non plus, pourquoi ne pas "innover" un peu ?". Oui, sauf que 2) Ce sont malheureusement des films qui sont plus chers à produire : les costumes, les décors, les accessoires, les figurants… tout ça fait très vite grimper la note. Entre produire un drame social ou une comédie à 4M€ et un film historique à 10M€, ce n'est plus du tout la même chanson. Et encore, à 10M€, c'est minimaliste ! Parce que si vous lancez un projet comme les Trois Mousquetaires (les deux films à venir), vous avez vu combien ça coûte ? 72 M€ !!! Et là, pas le choix : il faut des reins solides, être une grosse boîte de prod et s'associer à d'autres. Même Pathé ne produit pas seule ce projet (ils sont associés à M6 Films et Constantin Films – des allemands – pour les plus gros).

"Quels sont les films français qui vous ont marqué cette année ? Lesquels sortent du lot selon vous ?"

Je ne sais pas s'il est pertinent de parler de ce que j'ai vu et/ou aimé. Il y en a que j'ai vu et que j'ai aimé, d'autres moins, certains pas du tout. Et il y en a que je voulais voir et n'ai pas eu le temps. J'ai cité l'exemple de Titane que je n'ai pas aimé… mais j'aurais tendance à encourager les gens à le voir s'ils aiment ce genre de films. Il a des qualité indéniables, mais l'histoire ne m'a pas touché : disons qu'avec l'âge, j'ai tendance à dire "je n'aime pas" plutôt que "c'est nul". C'est très cliché, mais il suffit parfois de discuter avec certains pour constater qu'untel a trouvé tel film hilarant, et un autre pas du tout. Qui a tort, qui a raison ?

Je vais être tout à fait honnête : je vais même voir un peu plus de films français qu'avant ! 😀
J'étais un peu comme vous il y a quelques années, déçu d'une forme de "pauvreté artistique" inhérente à nos productions. Et puis, au détour d'une diffusion télé ou d'un conseil, je me suis dit "Mince, mais c'est pas mal du tout en fait" et je regrettais d'avoir snobé ainsi le film en salles. J'ai un exemple en tête : je n'avais pas du tout envie de voir "Alice et le Maire" au cinoche. Et puis il est passé il y a quelques mois sur Arte, je l'ai regardé et j'ai été surpris d'être "embarqué" par le film. C'est techniquement pas fou fou, je vous l'accorde, mais les comédiens et les dialogues font le job… et réfléchir au passage ! Luchini n'en fait pas trop, juste ce qu'il faut, et Demoustier… bon je l'adore, je ne suis pas objectif ! 😀

Au plaisir,
Nota bene : Inexorable à eu à ma grande surprise une vraie promo ou en tous cas j'ai été ciblé sur les réseau et YouTube car j'ai vue malgré moi la bande annonce une dizaine de fois… idem pour goliath et les crevette pailleté. Je n'ai aucun souvenir d'autre film français pour de la promo tout le reste est américain (et je consomme sur tout les média excepter lé télé)

Donc je pense que c'est d'autant plus un échec pour Inexorable s'il ont acheté des gros package de pub sur le net… car c'est pas donné tout ça !

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