Voici les 20 films qui ont fait 2019 – Les Inrockuptibles

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4 min
par Service Cinémas
Publié le 19 décembre 2019 à 12h25
Mis à jour le 19 décembre 2019 à 12h25
(Les Bookmakers – Capricci Films / Metropolitan FilmExport / Twentieth Century Fox France / Pathé)
Que retenir de 2019 ? La rédaction Cinémas des Inrocks a sélectionné les 20 longs-métrages qui sont, à nos yeux, les meilleurs de l’année.
Les Inrocks font le bilan de l’année écoulée ! Découvrez nos palmarès des œuvres qui ont marqué les années 2010 :
>> Top 10 des séries
>> Top 100 des albums
>> Top 20 des chansons
>> Top 25 des livres
>> Top 5 des essais 
>> Top 25 des BD
>> Top 10 des jeux vidéo
>> Top des spectacles  
>> Top 10 des expositions

20 Chambre 212 de Christophe Honoré
19 Ne croyez surtout pas que je hurle de Frank Beauvais
18 Glass de M. Night Shyamalan
17 Une fille facile de Rebecca Zlotowski
16 Le Traître de Marco Bellocchio

15 Un grand voyage vers la nuit de Bi Gan
1The Irishman de Martin Scorsese
13 Traîné sur le bitume de S. Craig Zahler
12 Midsommar d’Ari Aster
11 Parasite de Bong Joon-ho

10 Marriage Story de Noah Baumbach
L’histoire d’un divorce plus vrai que nature entre une actrice californienne (Scarlett Johansson) et son mari metteur en scène de théâtre new-yorkais (Adam Driver). Baumbach décrit avec une précision diabolique les différentes étapes de l’autodestruction d’un couple, quand l’amour et la haine de deux individus intelligents se mélangent pour aboutir à de la bêtise, quand les qualités de chacun deviennent des défauts et que le système juridique s’empare de l’intime pour s’en repaître (financièrement). Un film poignant (voire bergmanien), mais aussi parfois très drôle et tendre, interprété avec grandeur par deux immenses acteurs.
Alice et le Maire de Nicolas Pariser
Le maire vieillissant de Lyon (Fabrice Luchini) est en pleine dépression : il n’a plus d’idées. Il a la lubie un peu étrange d’embaucher une normalienne philosophe (Anaïs Demoustier) pour qu’elle lui en trouve. La voilà plongée dans le grand bain de la politique et elle finit par en comprendre les rouages. Un lien d’amitié naît entre le vieil homme et la jeune femme. Une comédie merveilleusement écrite qui, tout en se moquant du monde politique, ne tombe jamais dans la caricature ou la démagogie.
Once Upon a Time… in Hollywood de Quentin Tarantino
Tarantino ne cesse de réécrire l’histoire à sa sauce. Après avoir inventé sa version de la fin de la Seconde Guerre mondiale dans Inglourious Bastards, il reconstitue et imagine les jours qui ont précédé l’assassinat de l’actrice Sharon Tate et le Los Angeles des années 1960. Leonardo DiCaprio, en star descendante alcoolique, et Brad Pitt, en cascadeur hyper sexy devenu le compagnon de plaisirs de l’acteur, sont absolument époustouflants.
La Flor de Mariano Llinás
Ce film argentin fleuve (plus de 13 heures !) est irracontable. Quatre actrices sont au cœur de cette œuvre conceptuelle qui met en scène six histoires appartenant à des genres différents – polar, film d’espionnage, comédie musicale, etc. Un film baroque, picaresque, fou, inventif, drôle, romantique, fortement marqué par l’esprit romanesque, universel et humoristique du grand écrivain argentin Jorge Luis Borges.
La Mule de Clint Eastwood
Un nonagénaire ruiné (Eastwood en personne) devient un peu par hasard passeur de drogue pour ce qui va s’avérer être un cartel mexicain. Personne ne se méfie de ce vieillard blanc qui conduit son van. Mais après avoir remboursé ses dettes, il continue son activité et commence à transporter des quantités de stupéfiants de plus en plus importantes. Un flic (Bradley Cooper) commence à le repérer. Le grand retour d’Eastwood à l’écran, dix ans après Gran Torino. Un film sur la solitude d’un homme, dans une Amérique éclatée où les communautés s’observent d’un sale œil.
Le Livre d’image de Jean-Luc Godard
Le dernier chef-d’œuvre à ce jour de Jean-Luc Godard, le plus jeune des vieux cinéastes européens. Le Livre d’image est un film en cinq chapitres, monté, sur le modèle des Histoire(s) du cinéma, à partir d’images prises dans la mémoire du cinéma (notamment ses propres films) et des arts. Godard joue avec les images, leurs couleurs, leur lumière, leur vitesse, compose une symphonie visuelle et sonore (la bande originale, suite de couches sonores qui rappelle le sfumato des grands peintres de la Renaissance, est impressionnante). Sa voix, comme venue d’outre-tombe, accumule les formules et les citations pour parler de la guerre, de la loi, de l’autre, de l’ailleurs, du couple, de l’impossible innocence, de langage et de l’amour.
4 Synonymes de Nadav Lapid
Un jeune Israélien, Yoav (Tom Mercier), débarque à Paris sans connaître un traître mot de français et fait la connaissance d’un jeune couple de Parisiens un peu dandys (Louise Chevillotte et Quentin Dolmaire). Pourquoi est-il là ? Pour changer de vie, pour oublier ce pays qui est le sien, qu’il dit haïr. Le portrait en creux du malheur d’être au monde quand on ne s’y sent pas bien.
Sibyl de Justine Triet
L’histoire d’une psy et romancière alcoolique (Virginie Efira) qui semble avoir trouvé un certain équilibre dans sa vie mais se laisse embarquer dans une histoire qui la dépasse et ne la regarde pas : alors qu’elle compte abandonner ses analysants pour se consacrer à l’écriture, elle accepte de recevoir une jeune comédienne (Adèle Exarchopoulos) tombée amoureuse et enceinte d’un acteur manipulateur (Gaspard Ulliel). Aussi drôle que déchirante, une réflexion surprenante sur le réel, la fiction et la réécriture de sa propre vie. Efira au sommet de son génie.
Ad Astra de James Gray
Deux ans après le grand The Lost City of Z, James Gray raconte l’épopée dans l’espace qui va permettre à un astronaute sans émotions (Brad Pitt, génial) de retrouver son père misanthrope, disparu aux confins de l’univers, et de résoudre son œdipe. Un voyage psychanalytique qui lui permettra de trouver l’envie de vivre. Un grand film, à la fois spectaculaire (c’est aussi un film d’aventures spatiales – souvent étranges) et intime.
Douleur et Gloire de Pedro Almodóvar
Le maître du cinéma espagnol, à l’orée de ses 70 ans, réalise et réussit un film magnifique, drôle et touchant, sur ce que c’est que vieillir (la maladie) et sur la possibilité de réparer avant de quitter cette vie les erreurs et les injustices que l’on a commises lorsqu’on était plus jeune. Avec, au cœur du film, son double, un personnage totalement inspiré par lui-même et qui a valu à Antonio Banderas de recevoir le prix d’interprétation masculine à Cannes cette année.
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