TOP 2021 : "THE FATHER" élu meilleur film pour Abus de Ciné – Abus de Ciné

Comme la précédente, l’année 2021 a été tronquée pour les salles obscures, (trop) longtemps restées fermées. Et les plateformes ont servi en partie de repli, pour les cinéphiles en manque comme pour les films eux-mêmes – certains ayant fait une croix sur leur distribution sur grand écran, à force de reports et d’incertitudes. Malgré tout, 2021 a été immensément riche en films et un public fidèle a su se ruer à nouveau au cinéma dès que possible. Alors qu’a retenu l’équipe de d’Abus de Ciné de ce cru particulier ?
Nous sommes à nouveau 10 à avoir proposé nos classements subjectifs et nous avons retenu 60 films différents, dont 22 qui ont été cités au moins deux fois. Cette diversité des longs métrages plébiscités se retrouve aussi en tête des classements individuels puisque huit films se sont partagés nos dix médailles d’or !
Malgré une certaine dispersion des votes, un podium assez net se dessine. Ainsi, c’est “The Father“, production franco-britannique et première réalisation du Français Florian Zeller, qui remporte notre palme collective, avec quatre citations dont deux premières places. Il est suivi de près par “Julie (en 12 chapitres)” du Norvégien Joachim Trier, qui a notamment été placé deuxième par trois d’entre nous. Un microscopique point derrière, se trouve un des films chocs de la production hexagonale : “BAC Nord” de Cédric Jimenez.
Si les autres films de notre top 10 collectif sont un peu en retrait par rapport à ce trio, tous se suivent à la queue-leu-leu, chacun séparé du suivant par un tout petit point, comme s’il fallait prouver notre difficulté à les départager vraiment. La médaille en chocolat revient à une satire qui a divisé la rédaction : “Benedetta” de Paul Verhoeven, présent sur un seul podium individuel mais film le plus cité (5 fois sur 10). Suivent deux longs métrages d’animation qui ont particulièrement plu au sein de notre équipe : “Le Peuple Loup” et “Les Mitchell contre les machines“, ce dernier ayant été récupéré par Netflix à cause de la pandémie, ce qui en fait de facto notre film préféré des plateformes pour cette année 2021.
Ensuite, on retrouve la dernière réalisation de Valérie Lemercier, “Aline“, le vrai-faux biopic de Céline Dion qui n’a pas séduit que nous, si on en croit le box-office français. Notons au passage un petit paradoxe : si plusieurs membres de la rédaction ont souligné les nombreuses réussites parmi les films réalisés par des femmes, Lemercier est la seule réalisatrice dont le film a intégré notre top 10. Julia Ducournau, Palme d’or avec “Titane“, n’était toutefois pas très loin, terminant à la 12e place du classement de la rédaction.
En huitième position, figure “Illusions perdues“, le dernier Xavier Giannoli adapté de l’œuvre de Balzac, qui bénéficie de deux médailles d’or au sein de l’équipe. Ce film devance une autre adaptation, “Dune” de Denis Villeneuve, cité plus de fois mais moins bien placé en moyenne. Enfin, notre classement se clôt avec un autre long métrage sorti directement sur Netflix, “Don’t Look Up : Déni cosmique” d’Adam McKay.
Mentionnons quelques recalés de ce top. “Onoda, 10 000 nuits dans la jungle” d’Arthur Harari échoue à une honorable onzième place. Et quatre films restent en-dehors du top 10 bien que des membres de la rédaction les aient proposés au sommet de leur hiérarchie personnelle : “Titane“, “Annette“, “Serre moi fort” et “Supernova“.
Découvrez maintenant notre TOP 10 Films en mots et en images :
10e // DON’T LOOK UP : DÉNI COSMIQUE
d’Adam McKay
avec Leonardo DiCaprio, Jennifer Lawrence, Mark Rylance, Meryl Streep, Jonah Hill, Tyler Perry, Cate Blanchett, Timothée Chalamet, Rob Morgan, Ron Perlman, Ariana Grande…
Après “The Big Short” et “Vice“, le dernier film d’Adam McKay est sorti directement sur Netflix et a été l’un des évènements de cette fin d’année 2021. Très commenté au-delà des cercles de cinéphiles car métaphore de l’aveuglement et de l’inaction face au dérèglement climatique, cette mordante tragicomédie met en scène une fin du monde provoquée par l’arrivée imprévue d’une comète. Une satire à la fois drôle, émouvante et révoltante, impeccablement servie par un casting de haute volée.
Lire notre critique du film


9e // DUNE
de Denis Villeneuve
avec Timothée Chalamet, Rebecca Ferguson, Oscar Isaac, Jason Momoa, Stellan Skarsgård, Josh Brolin, Javier Bardem, Zendaya…
Adaptation autant attendue que crainte par les fans de la saga littéraire de Frank Herbert, près de quarante ans après la version de David Lynch et encore plus longtemps après le projet avorté d’Alejandro Jodorowsky (voir le documentaire “Jodorowsky’s Dune” à ce sujet), le “Dune” de Denis Villeneuve (“Incendies“, “Premier Contact“…) a séduit un large public puisque c’est l’un des plus gros succès du box-office français en 2021. Et ce public a désormais hâte de voir la suite après cette première partie alléchante, qui parvient à rendre intelligible et fluide une œuvre de SF réputée parmi les plus complexes !
Critique à venir


8e // ILLUSIONS PERDUES
de Xavier Giannoli
avec Benjamin Voisin, Cécile de France, Vincent Lacoste, Xavier Dolan, Salomé Dewaels, Jeanne Balibar, André Marcon, Louis-Do de Lencquesaing, Gérard Depardieu, Jean-François Stévenin…
Autre classique littéraire mais d’un tout autre acabit, les “Illusions perdues” de Balzac revisitées par Xavier Giannoli mettent à profit la valeur intemporelle de cette “Comédie humaine” en lui donnant des saveurs contemporaines tout en respectant l’époque d’origine. Grande révélation de l’année précédente avec pas moins de trois longs métrages à son actif, Benjamin Voisin confirme pour sa part tous les espoirs que l’on a placés en lui.
Critique à venir


7e // ALINE
de Valérie Lemercier
avec Valérie Lemercier, Sylvain Marcel, Danielle Fichaud, Roc LaFortune, Antoine Vézina, Jean-Noël Brouté, Arnaud Préchac, Pascale Desrochers…
Aline, c’est à la fois Céline et pas vraiment Céline. Avec une grande tendresse, Valérie Lemercier rend un hommage étonnant à la star québécoise, parvenant à ne jamais être ridicule malgré le risque omniprésent de la caricature grotesque. Bluffante devant comme derrière la caméra, l’actrice-réalisatrice aurait-elle livré, avec ce bijou, le meilleur film de sa carrière ?
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6e // LES MITCHELL CONTRE LES MACHINES
de Mike Rianda et Jeff Rowe
avec les voix d’Abbi Jacobson, Danny McBride, Maya Rudolph, Mike Rianda, Eric André, Olivia Colman, Fred Armisen, John Legend, Charlyne Yi…
Initialement prévu pour sortir en salles fin 2020 sous le titre “Déconnectés“, ce long métrage d’animation, produit par les réalisateurs de “La Grande Aventure Lego“, a finalement été distribué sur Netflix où il a conquis les coeurs et les zygomatiques ! Les idées et les surprises s’enchaînent à un rythme soutenu, et le divertissement s’allie à une critique sociale intelligente et à une tendre ode aux imperfections.
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5e // LE PEUPLE LOUP
de Tomm Moore et Ross Stewart
avec les voix de Honor Kneafsey, Eva Whitaker, Sean Bean, Nora Twoney, Maria Doyle Kennedy, Simon McBurney…
Coup de cœur de notre collègue Thomas Chapelle (qui n’a pas participé à ce bilan puisque parti pour d’autres horizons), “Le Peuple Loup” est l’autre immense réussite de l’animation parmi les sorties de 2021. D’une inventivité formelle à couper le souffle, ce nouveau long métrage de Tomm Moore (qui vient après “Brendan et le Secret de Kells” et “Le Chant de la mer“) parvient comme par magie à parler de thématiques difficiles (comme la mort ou l’autoritarisme) dans un récit accessible aux enfants, grâce un savant dosage de gravité, d’humour et d’émotions diverses.
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4e // BENEDETTA
de Paul Verhoeven
avec Virginie Efira, Charlotte Rampling, Daphné Patakia, Lambert Wilson, Olivier Rabourdin, Clotilde Courau, Louise Chevillotte, Hervé Pierre…
Si “Benedetta” a divisé Abus de Ciné, le dernier cru de Paul Verhoeven a séduit une bonne partie de la rédaction. Librement inspiré de l’histoire d’une nonne italienne du XVIIe siècle (interprétée par Virginie Efira), ce film en costumes (ou sans costumes pour certaines séquences…) est à la fois une provocation anticléricale, une œuvre à la portée féministe et pro-LGBT, et une flambante réflexion sur la manipulation, étonnamment drôle et sacrément jubilatoire.
Lire nos critiques (pour et contre) du film


3e // BAC NORD
de Cédric Jimenez
avec Gilles Lellouche, Karim Leklou, François Civil, Adèle Exarchopoulos, Kenza Fortas, Cyril Lecomte, Michaël Abiteboul, Idir Azougli…
Qu’on le compare ou qu’on l’oppose aux “Misérables” de Ladj Ly, “BAC Nord” a de quoi remuer ! Abusivement qualifié de « film de droite » par certains (parfois par les mêmes ayant célébré fort justement “L’Événement” d’Audrey Diwan en oubliant qu’elle a aussi coécrit celui-ci avec Cédric Jimenez), cette plongée dans la police marseillaise dresse un constat sombre de l’état de notre société et pose des questions complexes sur le rôle des flics, sur ce qu’on attend d’eux et sur les moyens qu’ils ont pour assurer leurs missions. Tenant le public en haleine d’un bout à l’autre du récit, ce long métrage est aussi porté par un casting quatre étoiles emmené par un incroyable Gilles Lellouche.
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2e // JULIE (EN 12 CHAPITRES)
de Joachim Trier
avec Renate Reinsve, Anders Danielsen Lie, Herbert Nordrum, Maria Grazia Di Meo, Hans Olav Brenner…
Primé à Cannes pour l’interprétation de l’éblouissante Renate Reinsve, “Julie (en 12 chapitres)” doit évidemment beaucoup à son héroïne et son actrice. Mais il aurait pu être un film mineur s’il n’avait que ces qualités-là, ce qui n’est pas le cas. Romance débordant d’authenticité, cette nouvelle réalisation du Norvégien Joachim Trier (“Oslo, 31 août“) met en scène les aléas de l’existence avec un regard novateur et subtil. Radiographie de notre époque et de l’évolution des mœurs, le récit multiplie les scènes mémorables, tantôt drôles, souvent poignantes.
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1er // THE FATHER
de Florian Zeller
avec Anthony Hopkins, Olivia Colman, Rufus Sewell, Imogen Poots, Olivia Williams…
Après une brillante carrière théâtrale commencée au milieu des années 2000, le Français Florian Zeller fait des débuts fracassants au cinéma en adaptant sa propre pièce “Le Père”, qui avait déjà été portée à l’écran par Philippe Le Guay dans “Floride” en 2015. Drame déchirant, “The Father” est notamment mû par une mise en scène très inspirée, qui matérialise la perte de repères due à la maladie d’Alzheimer, et par un acteur au firmament : Anthony Hopkins. Récompensé notamment par deux Oscars (meilleurs acteur et scénario adapté), ce premier passage derrière la caméra est de bonne augure pour Zeller qui a depuis tourné “The Son“, que l’on attend de pied ferme ! Notre futur numéro 1 pour 2022 ?
Lire notre critique du film


À l’année prochaine !

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