Pourquoi la France d'après ne va plus au ciné ? – France Inter

En France les salles se vident. Selon la Fédération Nationale des Cinémas, la baisse de fréquentation est estimée à -25% voire -30% par rapport à 2019, année pré-COVID.
« Le cinéma c’est un art, la télé c’est un meuble ! » vous aurez peut-être reconnu la célèbre saillie de Jean-Luc Godard, qui s’est désormais retiré du 21ème siècle. Ce temps ou la possibilité même de faire l’expérience du cinéma semble remise en question.
En France les salles se vident et continuent de se vider. Selon la Fédération Nationale des Cinémas, la baisse de fréquentation est estimée à -25% voire -30% par rapport à 2019, année pré-COVIDaire.
En tournée promo pour une nouvelle comédie « Citoyen d’Honneur », Kad Mérad s’est inquiété de cette situation. Appelant partout à « repenser » le prix des places de cinéma. En baissant les tarifs ou en fixant un prix unique comme ça été fait pour le livre en 1981. En tous cas « Il faut s’adapter à la crise que l’on vit. Il ne faut pas attendre ! » a lancé Kad.
Et ça a fait beaucoup réagir….
Notamment sur les réseaux sociaux bien sûr, où un tombereau de post s’est abattu sur Kad Merad. Ils étaient essentiellement de cette teneur : allait-il lui aussi baisser drastiquement son salaire avant de faire la leçon ?
Quant aux exploitants de salles, ils ont fait savoir que le problème venait de la qualité des films plutôt que du prix des places ! Martelant que les pleins tarifs, environ 15 euros, ne concerneraient qu’un quart des tickets.
Alors à qui la faute si la France d’après ne va plus au ciné ?
D’après un sondage commandé par le Centre National du Cinéma : la première raison invoquée c’est la perte d’habitude. La 2ème c’est la cherté des places. Surtout pour les CSP +.
Partant du principe que tout ne peut pas être de la faute de Netflix et des autres plateformes, qu’elles n’ont pas l’intention de disparaître de toute façon, et qu’il est déjà acté qu’elles doivent financer la création française depuis l’application du décret SMAD (service de médias audiovisuels) : des prix plus attractifs ça pourrait sans doute aider. Comme ça a été fait en Grande Bretagne.
Des évènements aussi, comme on le voit déjà à travers différentes initiatives.
Quant à la qualité des films : une question se pose depuis maintenant quelques années c’est celle de la surproduction. Une surabondance qui nuirait à la diversité des propositions et leur capacité à trouver un public. Mais aussi un hyper choix qui en quelque sorte « paralyse » les spectateurs.
Le chantier de réflexion est grand ouvert. Et Godard nous manque déjà !
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