Michel Bouquet : découvrez les huit films cultes d'un comédien immense qui a marqué le cinéma français – Midi Libre

Il a joué avec les plus grands, et pourtant il a toujours affirmé préférer le théâtre. Michel Bouquet nous a quittés ce mercredi 13 avril, à l'âge de 96 ans, laissant un grand vide dans la famille du cinéma français. Zoom sur la filmographie impressionnante d'un acteur unique. 
Qui peut tenter de rivaliser avec une telle carrière ? Michel Bouquet est un monument du cinéma français. Pendant 73 ans, il a joué dans près de 80 pièces de théâtre et obtenu deux Molières. Et s'il n'a jamais caché sa préférence pour les planches, il a également tourné dans une centaine de films. Raflant également deux fois le César du meilleur acteur pour Comment j'ai tué mon père (2002) et Le promeneur du Champ de mars (2006). 
Pour honorer ce comédien immense, compagnon de la première heure de Jean Anouilh, André Barsacq puis Jean Vilar, Midi Libre revient sur sa carrière en dix actes. Dix films qui, de Truffaut à Chabrol en passant par Hossein, ont marqué le 7e art. 
Il a fallu un rôle écrit par son ami Jean Anouilh pour que Michel Bouquet surpasse sa méfiance et se laisse aller vers le cinéma français. Ce "théâtreux" joue en 1948 le rôle d'un jeune marginal nommé Maurice, dans un film de Jean Grémillon. Le metteur en scène l'a probablement révélé au cinéma.
Dès son premier rôle, dans lequel il se sert de son amante Suzy Delair pour se venger de son demi-frère, il crève immédiatement l'écran avec son jeu sombre et torturé et son regard perçant. 
Comment évoquer la carrière de Michel Bouquet sans parler de Claude Chabrol, avec qui il a tourné six films et qu'il considérait comme son "révélateur". Sortie en salle en 1968, "La femme infidèle" a été écrit spécialement pour lui.
Il y joue le personnage d'un bourgeois assassin, à partir duquel il se spécialisera ensuite dans les personnages inquiétants, avec François Truffaut notamment (dans La Sirène du Mississippi ou La mariée était en noir). De Claude Chabrol, qu'il portait dans son cœur, il a déclaré : "Voilà un grand directeur d'acteur! Rien qu'avec sa caméra, il apportait de l'intensité à mon interprétation." 
La même année que le film précédent, il joue aux côtés de Jeanne Moreau sous la direction de François Truffaut. Probablement l'un des meilleurs films du réalisateur de la Nouvelle Vague, il est l'adaptation cinématographique du livre William Irish, The Bride Wore Black.
 
Dans "Les Misérables" version Robert Hossein, il pourchasse Jean Valjean tout au long du film, dans la peau de l'infatigable inspecteur Javert. Pourtant à l'origine, il ne voulait pas jouer ce rôle.
"Il s'est battu pour que je le fasse et en le faisant, je me suis habitué, déclarait l'acteur à l'époque du film. Dans le fond, il a peut-être eu raison de me le demander. Mais ce n'est pas un rôle que j'affectionne particulièrement."
Il retrouve Claude Chabrol en 1985 avec Poulet au vinaigre, un film policier dans lequel il joue Hubert Lavoisier, un notaire, accompagné de l'illustre Jean Poiret qui interprète un inspecteur peu scrupuleux.
C'est ensuite un réalisateur belge qui lui offrira ce rôle de raté magnifique dans "Toto le héros". Réalisé par Jaco Van Dormaël, le film obtient même le César du meilleur film étranger en 1992. 
Il se glisse à merveille dans la peau de Thomas, persuadé d'avoir été échangé à la maternité son voisin d'enfance Alfred. Ce rôle d’antihéros lui va comme un gant. 
Quelle expérience extraordinaire fut pour Michel Bouquet ce tournage, sous la direction d’Anne Fontaine. Finalement, l'acteur a déclaré à propos de la seule femme à l'avoir dirigé : "Fallait-il une femme pour obtenir cet accouchement d'un vieil acteur de 75 ans ?"
Dans Comment j'ai tué mon père, le comédien est au sommet de son art (il obtient d'ailleurs le César du meilleur acteur pour ce rôle). Il interprète un médecin qui soudain réapparaît dans la vie de son fils, interprété par Charles Berling, trente ans après avoir abandonné sa famille. Saisissant. 
Pour son deuxième César personnel, Michel Bouquet incarne un autre grand homme, mais de la politique cette fois : il s'agit de François Mitterrand. Mais pas n'importe quelle période de sa vie. C'est un Président fatigué et seul dans la peau duquel il se glisse pour Robert Guédiguian. 
Le promeneur du Champ de Mars lui permet de montrer toutes les palettes de son talent. À son propos, Robert Guédiguian a déclaré : "Si le film est une fiction sur Mitterrand, c'est aussi un document sur l'art de Michel Bouquet. (…) Si ça n'avait pas été lui, je ne crois pas que j'aurais fait le film."
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Quelle HONTE !
Aucun hommage immédiat, aucun changement de programmes, il faudra attendre trois jours pour le revoir.
Cet artiste savait se faire détester au travers de ses personnages et pourtant on ne pouvait que l'aimer.
Un grand homme, non ! Un très grand artiste, un très grand comédien comme il nous en reste peu.
Il mérite sans doute plus de reconnaissance que Bacri pour lequel on a modifier entièrement les programmes et ce sur toutes les chaînes de diffusion.
J'espère que mon message sera entendu et que nous pourrons profiter pleinement des œuvres dans lequel cet homme excelle dans les jours qui viennent.
un grand parmi les grands chez nos acteurs qui nous quitte ça m attriste michel bouquet c etait une présence et surtout une voix il a rejoint nombre de nos grands comediens au paradis des artistes heureusement il nous reste des films pour nous souvenir de lui
Il est pas mal aussi dans "Le Jouet" en patron cynique et froid à l'écoute des caprices de son fils.
Et quelle voix…

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