Les meilleurs films de l'année 2021 – Olivier Père – Arte


Un chef-d’œuvre : Annette de Leos Carax

 
Une actrice : Léa Seydoux (France, Tromperie, The French Dispatch, Mourir peut attendre)

 
Films aimés en 2021 (sans ordre)
France de Bruno Dumont
Les 2 Alfred de Bruno Podalydès
Bergman Island de Mia Hansen-Løve
Benedetta de Paul Verhoeven
Onoda – 10 000 nuits dans la jungle de Arthur Harari
Titane de Julia Ducournau
Tromperie de Arnaud Desplechin
La Fièvre de Petrov de Kirill Serebrennikov
Memoria de Apichatpong Weerasethakul
Bad Luck Banging or Loony Porn de Radu Jude
The Nightingale de Jennifer Kent (DVD)
The Beach Bum de Harmony Korine (DVD)
La Loi de Téhéran de Saeed Roustayi
La Traversée de Florence Miailhe
Bonne Mère de Hafsia Herzi
Le Genou d’Ahed de Nadav Lapid
Julie (en douze chapitres) de Joachim Trier
Une histoire d’amour et de désir de Leyla Bouzid
Drive My Car de Ryusuke Hamaguchi
Un héros de Hasghar Farhadi
Madres paralelas de Pedro Almodóvar
West Side Story de Steven Spielberg
The Card Counter de Paul Schrader
La Croisade de Louis Garrel
Les Amours d’Anaïs de Charline Bourgeois-Taquet
First Cow de Kelly Reichardt
 
Beaucoup de beaux et d’excellents films en 2021, vus en salle, dans les festivals ou en ligne, mais c’est la première fois qu’il m’est impossible de les hiérarchiser avec un peu de précision et de certitude, mis à part Annette de Leos Carax que je place au-dessus de nombreux longs métrages réalisés depuis le début des années 2000. Je vous livre donc mes enthousiasmes en vrac. Il n’y avait déjà pas eu de top 10 en 2020 en raison de la fermeture des salles. Tout ça reste bien sûr parfaitement subjectif et ne prétend détenir aucune sorte de vérité ou d’exhaustivité. Il me reste sans doute quelques séances de rattrapage à effectuer, au gré des sorties DVD et Blu-ray.
Je vous souhaite une belle année 2022, riche en plaisirs, émotions, surprises et découvertes cinématographiques. Merci de suivre ce blog.
Catégories : Actualités
Très belle liste !
Bonne année 2022.
Amitiés
Bonne année Sina
Bonjour Olivier, et bonne année, quand même.
Une année particulière, avec beaucoup de films qui pourraient impressionner, mais qui, finalement, laissent sur sa faim ou échouent à provoquer plus qu’une étincelle d’émotion. Au milieu, très subjectivement :
4 grands films :
– Onoda
– The Card Counter
– Get Back
– The French Dispatch
4 films loin d’être parfaits, mais qui donnent matière à… :
– Belle
– The King’s Man
– La Loi de Téhéran
– Le Dernier Voyage
4 découvertes/rattrapages :
– Lovers Rock
– La Cible Hurlante
– Dragon Inn
– Small Soldiers
Amitiés cinéphiles,
FC
Meilleurs voeux cher Frédéric, j’adore La Cible Hurlante, qui mériterait enfin d’être édité en Blu-ray.
Amitiés,
Très belle liste, pertinente, comme d’habitude, manque juste, « À l’abordage » de Guillaume Brac, déjà passé sur Arte cette année, et l’un des meilleurs jeune réalisateur Français.
Cordialement
Bonne année à vous également Olivier.
Et… THE FATHER de Florian Zeller ?
Selon The Times, The Father est « l’une des plus grandes expériences cinématographiques de la décennie »
dans The Guardian, The Father est considéré comme l’un des meilleurs films de 2020
Dans The Hollywood Reporter, Todd McCarthy y voit « le meilleur film depuis Amour sur le ravage du grand âge. […] The Father traite de la démence sénile d’une façon intuitive, subtile et nuancée en nous plaçant dans le point de vue de ceux qui en sont atteints. Menée par une interprétation stupéfiante d’Anthony Hopkins, cette œuvre pénétrante marque un début exceptionnel de Florian Zeller en tant que metteur en scène… Cela s’imposera certainement comme l’une des plus grandes interprétations de Hopkins…
Dans The New York Times, Jeannette Catsoulis estime que le film est « à la fois prodigieusement efficace et profondément émouvant » et le décrit comme « une peinture majestueuse des choses qui s’en vont »
2 oscars
Ce n’est pas THE GODFATHER mais ce n’est pas si mal.
Bonjour Olivier,
Je viens de voir FRANCE de Bruno Dumont.
Sans doute le film le plus accessible et le plus politique du cinéaste qui arrive à montrer les coulisses réelles de l’information à la télévision. Son héroïne est une synthèse de Laurence Ferrari et BHL. L’utilisation de la misère, de la pauvreté, de la guerre comme décor pour promouvoir un égo pathologique ( mais aussi par appât du gain ). Dumont nous décrit avec gourmandise des vautours grimés en colombes. Il est dommage que le film ne montre pas la connivence, la soumission de la télévision au monde politique et au pouvoir pour obtenir les postes à responsabilité. L’autocensure de ces derniers ensuite pour rester en place. Si Dumont était allé dans cette voie, il n’aurait sans doute pas trouvé de financement pour son film.
Sur la forme, j’ai trouvé que le film ressemblait aux films japonais avec la lenteur des mouvements de caméra, les lents zooms sur le visage silencieux de Léa Seydoux. J’ai pensé au film NUAGES ÉPARS de Mikio Naruse. Surtout quand Léa Seydoux va à la rencontre des parents du livreur accidenté ( la séquence la plus incroyable du film je trouve ) et leur propose de les dédommager.
Olivier, avez vous vu NUAGES ÉPARS ?
Ensuite, Dumont montre, à juste titre, toute sa détestation de ce monde médiatique. Il fait dire à blanche gardin que « les icônes sont faites de boue et de merde ». Très drôle.
Il joue avec ses personnages comme un chat joue avec une souris avant de les détruire. Il fait croire a son héroïne que sa réparation viendra de l’amour alors que le gars dans le centre de cure s’avère être un journaliste qui va la piéger…. son mari et son fils dans la belle voiture dans l’Esterel qui au lieu de tomber directement dans le précipice après la crevaison du pneu, va faire de multiples tonneaux, se faire trainer longuement par un camion, tomber dans le précipice et enfin prendre feu. Très drôle ce jeu de massacre orchestré, avec jubilation, par Dumont qui semble indiquer au peuple spectateur qu’il est temps de faire la révolution et chasser cette oligarchie. Comme l’avait fait avant lui, Antonioni dans ZABRISKIE POINT en faisant durer l’explosion de la magnifique villa bourgeoise.
Olivier, avez vous écrit sur votre blog une critique de FRANCE (est-il possible d’avoir le lien svp ?)
Sur THE FATHER, pas d’avis ou pas vu?
Cordialement
Damien
Bonjour Damien, belle analyse. Non je n’ai pas (encore) écrit sur le film mais je le trouve extraordinaire.
j’en parle ici avec Bruno Dumont
https://www.arte.tv/sites/olivierpere/2021/08/22/conversation-avec-bruno-dumont/
Pas vu The Father.
et là aussi
https://www.arte.tv/sites/olivierpere/2021/07/14/cannes-2021-jour-8-conversation-avec-bruno-dumont/
Oui j’ai vu les films de Naruse, qui sont admirables.
Malheureusement, les vidéos de votre blog ne sont pas accessibles depuis mon pays…
J’espère que vous allez publier prochainement votre analyse de FRANCE ainsi que celle sur BENEDETTA et LE DERNIER DUEL que je viens de voir dernièrement.
Bien à vous
J’ai eu le même ressenti que vous sur Annette, non seulement j’ai tout de suite perçu qu’il s’agissait d’un chef-d’oeuvre mais j’ai eu l’impression de ne pas avoir ressenti cela depuis 25 ans (date de la dernière fois où j’ai eu envie de revoir un film). Et lorsque j’ai fait mon propre classement, il y a eu Annette et puis les autres même si parmi ceux que j’ai vu en 2021, il y en a que j’aime aussi beaucoup.
Merci Florence je me sens moins seul
Bonsoir Olivier.
Arte avait programmé il y a 3 ou 4 ans un film indien qui raconte l’histoire d’un réalisateur d’âge mûr qui tombe amoureux d’une veuve qui tient un restaurant avec son fils aîné. Ce dernier ne veut pas de la relation entre sa mère et le cinéaste. Un film d’auteur, je crois, tourné à Bombay.
Pourriez-vous me retrouver le titre de ce film ?
Merci pour tout ce que vous faites pour le 7ème art.
Cheikh FALL
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Directeur général d’ARTE France Cinéma et directeur de l’Unité Cinéma d’ARTE France.

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