L'année du requin : critique du Dents de la mer français – EcranLarge

Des quelques grosses productions hollywoodiennes aux multiples séries B, voire Z qui se déversent chaque mois de l’été sur les services de VOD, la sharksploitation se porte bien. Mais il n’y avait bien que les frères Boukherma, déjà réalisateurs du très bon Teddy, pour la mélanger avec la comédie franchouillarde et inviter un squale sur les plages du sud-ouest. Le résultat, L’année du requin, mené par le trio Marina FoïsKad MeradJean-Pascal Zadi, est à peu près aussi improbable qu’audacieux.
Pour qui a déjà vu Teddy, la démarche des frangins derrière la caméra n’est pas si étonnante. Les autres, en revanche, risquent de sérieusement halluciner. Vendu plus ou moins comme une comédie estivale, le film alterne gags potaches… et authentiques séquences de shark movies, d’où l’audace nécessaire à son accompagnement dans presque 500 salles ! Croyez-le ou non, L’année du requin est très clairement un Dents de la mer (l’ombre de Spielberg plane) du terroir. Un postulat pour le moins inédit.
Dans Teddy donc, les Boukherma importaient le mythe du loup-garou dans la France rurale, avec une grosse touche de Carrie au bal du diable en prime. Un mélange des genres frondeur, qui empruntait beaucoup au cinéma de Bruno Dumont et à sa description des populations délaissées par les grosses productions parisiennes. L’intérêt résidant moins dans le grand spectacle et les transformations canines (suggérées, en raison d’évidentes limites budgétaires) que dans la fusion entre la trajectoire semée d’embuches du jeune paria joué par Anthony Bajon, l’ambiance très particulière du cadre pyrénéen et les codes du film de genre américain.
 
L'année du requin : Photo Marina Foïs, Jean-Pascal Zadi, Christine GautierLes Martin Brody, Matt Hooper et Quint de La Pointe
 
À la vision de L’année du requin, il devient évident que cet équilibre précaire provient tout simplement des deux passions du duo de metteurs en scène : le cinoche populaire et les régions françaises. Moins modeste que son prédécesseur, cette nouvelle entrée dans leur filmographie n’est autre qu’un gigantesque agrégateur de leurs envies, toutes sincères. Le générique se termine d’ailleurs en remerciant les requins, sans lesquels il n’y aurait pas de film de… requin.
Sauf que dans Teddy, l’inéluctabilité de la métamorphose et l’humilité des moyens de production suffisaient à resserrer les enjeux. Le carcan emprunté à Jaws, au contraire, éparpille les ruptures de ton façon puzzle, enchainant à un rythme effréné des saynètes qu’on croirait échappées d’un bon épisode de Camping paradis (si tant soit peu que ça existe) et d’authentiques séquences typiques du genre, dont un climax étonnamment solide sur le plan technique, sans vraiment les relier entre elles. Le tout est forcément fascinant, en dépit d’une tendance à l’éparpillement qui renforce encore son étrangeté.
 
L'année du requin : Photo Marina FoïsUne bonne odeur de vacances (et de glaces qui fondent trop vite)
 
Marina Foïs, Jean-Pascal Zadi et Christine Gauthier (découverte dans Teddy, justement) jouent donc les gendarmes côtiers chargés de s’occuper du gros poisson, sous la pression des saisonniers et des vacanciers. Et ce n’est pas tout ! À la fois comédie assumée, radiographie des moeurs de la région, film de flippe, quête personnelle et même satire politique, L’année du requin profite de sa nature hybride pour bouffer un peu à tous les râteliers, au gré des envies de ses auteurs.
Résultat : le film est bourré de scènes comiques aléatoires, de références à la pandémie et d’idées de toutes sortes, alignées les unes après les autres. Certaines d’entre elles font mouche, comme le personnage incarné par Kad Merad – dont la présence prouve une fois de plus l’incongruité de l’entreprise –, particulièrement touchant dans la peau d’un mari bien content de profiter enfin un peu de sa vie de couple. D’autres beaucoup moins, comme cette parodie de l’heure des pros (ou de toute autre émission tenue par des pseudo-éditorialistes), qui s’invite de manière impromptue dès que les protagonistes font un tour en voiture.
 
L'année du requin : Photo Kad MeradLes plus belles chemises à fleurs du métier
 
Bref, L’année du requin ne sait pas vraiment dans quelles eaux nager et affirme sa singularité en perdant son spectateur. Plus qu’une courageuse superposition de genres diamétralement opposés, il devient une compilation désordonnée et kamikaze d’hommages exaltés et d’ambitions multiples. Sans surprise, ses comédiens s’y amusent comme des petits fous, à commencer par Marina Foïs et Jean-Pascal Zadi. Et on se surprend à sourire face aux partis-pris qui défilent pêle-mêle à l’écran, l’emploi du morceau La kiffance de Naps comme running gag, par exemple.
Car si le film se plante souvent, il faut le reconnaître, son enthousiasme candide l’emporte, et rassure sur la capacité des jeunes cinéastes français à faire sauter les digues entre les genres, même si cela implique d’allégrement les inonder. Et rien que pour ça, on souhaite le meilleur à cet improbable film de requin estival, ainsi qu’à ses réalisateurs. Vivement qu’ils s’attaquent au Kaiju Eiga.
 
L'année du requin : affiche
Hybride foutraque qui doit tout à la passion de ses auteurs, mais ne sait pas sur quel aileron nager, ce film de requin made in France est assurément le divertissement le plus bizarroïde de l’été. Pour le meilleur ou pour le pire, à vous de juger !
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Lecteurs
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ce film est avant tout une déclaration d'amour au film d'horreur réalisé par spielberg en 75,et il en reprend meme certains plans,au carage pres
pour le reste,on est plus pres du carnage que du bon film,mais la bonne volonté des acteurs ,aussi faux jouent ils(mention exceptionnelle a jean pascal zadi,nullissime)fait qu'on veut savoir comment ils vont s'en sortir a la fin(on peut pas dire autant de toutes les coédiees francaises actuelles…menteur et la tres tres grande classe pour ne pas les citer)
..
Le meilleur film de requin réalisé par un français reste et de loin "Les dents de la mer: 2ème partie"!
Suite honorable au classique de Spielberg, le film a une réalisation un Scope assez amples, une très bonne musique de John Williams, la prestation convaincante le charisme de Roy Scheider et quelques scènes d'attaque du requin efficaces…enfin bref tout ce qui manque à "L''année du requin"!!
@KumaKawai

Le meilleur film français j'en doute vu la nullité des productions depuis Janvier 2022.
Le film se veux entre la comédie et le film de requin c'est un mélange curieux qui prend l'eau . Au début du film une voix off insupportable pourquoi Marina Fois fait la gueule c'est caricatural. la scène dans la cage la lutte avec le requin enfin il se passe quelques chose. A la Pointe il se passe rien comme le Cinéma Français depuis quelques mois. Ce film je le conseil pas , allez voir le meilleur film de requin Les dents de la Mer.
Franchement surpris par les retours sur le film, je trouve personnellement qu'il s'agit d'un des meilleurs films français de l'année et qu'il arrive à la fois à être impressionnant esthétiquement et prenant lors de certains moments de tension bien qu'il subisse de légère baisse de rythme dû au mélange des genres.
Film complètement raté hélas, ni effrayant, ni tendu, ni drôle, sans rythme, et dans l'ensemble plat et ennuyeux. On aurait pu avoir un honnête film de requin estival mais il aurait fallu pour cela un scénario et une mise en scène plus tenus.
Pathétique (c'est pour éviter de dire nul à chier). J'ai pas voulu quitter la salle pour voir jusqu'où ils allaient s'enfoncer….dans les abysses…..
Je déconseille vraiment ce film, aucun rapport avec la bande-annonce
Euhlooo à tous les frustrés qui dezinguent sans avoir vu le film : on est pas d'une une mauvaise comédie française pseudo raciste avec Christian Clavier. Ok, y a Kad, mais le style et le genre sont bien différents de ce que l'on voit d'habitude dans le paysage comique français.
Bref, beaucoup d'entre vous m'ont l'air vraiment très frustré, en colère contre le cinéma français, ce que je peux comprendre. Mais de là à en parler comme s'il agissait d'une ou d'un ex que vous voudriez tuer de vos mains ; et bien calmez vous, pétez un bon coup, (pousser encore un peu plus fort), on ne parle que de film, y a des choses bien plus grave dans la vie. Get a grip and move on
Je viens de voir le film.
C'est vrai que le projet est surprenant. Ça aurait pu me plaire mais le montage et le jeu des comédiens… Ah là là mais c'est mou !! Il n'y a aucun changement de rythme ! Encephalogramme plat !
Les acteurs (pour la plupart) ont l'air de réciter leur texte…
Enfin bref.
Ça n'est jamais drôle et ça ne fait jamais peur.
@Eusebio si t'es sidéré par si peu, tu dois être agréablement surpris par pas grand chose.

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